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Tout Petits

Comment composer avec les crises de colère

Par : Barbara Desmarais, formatrice en apprentissage de compétences parentales et guide de vie

Quoi de plus éprouvant et énervant pour les parents que les crises de colère des tout-petits ? Quand nous sommes très fatigués, surchargés ou inondés de travail, c'est la pire chose que nous voulons endurer. Certains enfants en font à l'occasion, mais beaucoup en font régulièrement. 

En règle générale, trois situations différentes sont favorables aux crises de colère. D'abord, quand un enfant n'a pas ce qu'il veut et fait une colère pour l'obtenir. Ensuite, quand un enfant est surexcité et/ou très fatigué et ne peut tout simplement pas en endurer plus ; la moindre contrariété fait alors déborder le vase. Finalement, quand un enfant se réveille d'une sieste et fait soudainement une crise de colère. J'ai vécu ces trois situations avec mes enfants. 

Quand un enfant fait une crise de colère pour obtenir ce qu'il veut et que nous cédons, nous lui enseignons essentiellement qu'il peut tout obtenir de cette façon. Nous lui répondons : « D'accord, mais c'est la DERNIÈRE fois ! » ou « OK, tiens. ». Nous voulons désespérément qu'il cesse de crier, alors nous cédons.  Plus nous cédons, plus nous pouvons être assurés que dans les situations où les enfants tentent d'obtenir quelque chose, ceux-ci piqueront des crises de colère parce que nous leur aurons appris que ça fonctionne. Si nous refusons et ne changeons pas d'idée, ils apprendront rapidement qu'il est inutile de pleurer et de crier. Nous devons absolument être constants et comprendre qu'en ne cédant pas, les choses s'amélioreront grandement avec le temps.

Le deuxième type de colère, c'est quand un enfant a faim, est très fatigué ou est surexcité. Les enfants « cassent » souvent en après-midi. C'est à ce moment que nous devons déterminer si nous aurions dû sortir une fois plutôt que plusieurs fois ou si nous aurions dû donner à notre enfant plusieurs petites collations durant la journée au lieu de le faire attendre jusqu'aux repas. Je pense que la plupart des jeunes enfants ont besoin d'une période de tranquillité tous les jours, même une fois qu'ils ne font plus de siestes. De plus, la surexcitation chez certains enfants fait plus de mal que de bien. Apprenez à connaître les limites de votre enfant. Entretemps, l'humour est souvent efficace et permet de distraire l'enfant. Il ne faut toutefois jamais tolérer qu'un enfant en colère blesse un autre enfant ou un adulte, ou brise quoi que ce soit. 

Le troisième type de colère, c'est quand un enfant se réveille d'une sieste et éprouve de la difficulté à faire la transition. Souvent, il est confus et désorienté, et par conséquent irritable. Dans ce cas, il faut simplement comprendre ce qui se passe et rester à proximité. Parfois, il suffit de laisser le temps à l'enfant de se calmer.

Si nous, en tant que parents, sommes biens reposés et que nos propres besoins sont satisfaits, nous pourrons mieux régler les problèmes à mesure qu'ils surgissent, y compris les crises de colère.

Mme Barbara Desmarais est une éducatrice de la petite enfance (ECE), un professeur de langue des signes pour les personnes malentendantes et une enseignante de langue des signes pour bébés. Elle est également formatrice en apprentissage de compétences parentales et guide de vie. Son site Web est www.theparentingcoach.com.

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