Deux ans...l'âge difficile
Si j'avais reçu un dollar chaque fois qu'un parent m'a dit « Mon enfant mangeait de tout jusqu'à l'âge de deux ans ! », je pourrais verser beaucoup d'argent aux œuvres de charité. Cet âge auquel les enfants semblent soudainement devenir capricieux constitue souvent un point tournant qui déconcerte les parents. C'est aussi un moment crucial pour déterminer clairement qui est aux commandes.
Vers l'âge de deux ans, deux changements se produisent au chapitre du développement : le goût et la personnalité. À la naissance, les bébés ont une habilité innée d'apprécier le goût sucré des aliments. Tout comme dans le cas des dents, le développement des papilles gustatives se fait selon un rythme défini. Lorsque les enfants commencent à développer les autres goûts sensoriels, soit le goût amer, le goût sûr et le goût salé, imaginez l'explosion de sensations olfactives qui se produit. Même le goût de leurs aliments préférés peut être différent au fur et à mesure que les autres saveurs se développent.
Et puis, à cet âge, leur personnalité change également. C'est vers l'âge de deux ans que les tout-petits comprennent jusqu'où ils peuvent aller. Ils nous testent constamment sur tout et mettent notre patience à rude épreuve. Il est crucial à ce stade de son développement de ne pas laisser la personne la moins expérimentée dans cette interaction, c'est-à-dire l'enfant, nous entraîner dans son petit manège. Réussir à maîtriser avec calme un enfant de deux ans est en soi une épreuve d'endurance et d'intelligence. Il faut aussi savoir faire preuve de créativité. Accepter de lui servir seulement des doigts de poulet, du maïs et de la purée de pommes de terre ne rendra service à personne !
L'astuce dans ce cas-ci ne consiste pas à exercer une lutte de pouvoir (les experts soutiennent la même théorie pour les problèmes afférents au sommeil, au bain, au comportement…). En ce qui concerne la question des préférences alimentaires, il existe nombre de possibilités. Ne tombez pas dans le piège d'offrir des biscuits ou des gâteries à votre tout-petit en remplacement de nourriture saine en vous disant qu'au moins il a mangé. Il arrive parfois que « manger quelque chose » n'est pas mieux que de ne rien manger, puisque cela crée une attente négative en plus de d'encourager votre enfant à développer un goût marqué pour le sucre.
La variété est la clé du succès dans ce cas-ci. Jouer la carte de lui offrir des choix qui vous semblent acceptables ou peut-être même bizarres est votre premier moyen de défense puisque le palais de votre enfant est une véritable cible en mouvement. En offrant nombre d'options à votre enfant à chaque repas, celui-ci aura l'impression de combler son vif besoin de s'affirmer et vous aurez plus de chance d'attendre votre objectif, soit qu'il mange « quelque chose ».
N'oubliez toutefois pas que c'est vous qui choisissez le « quelque chose » en question. J'ai rencontré beaucoup d'enfants qui ont étonné leurs parents en raffolant d'aliments des plus bizarres. Voici une liste d'aliments qui peuvent raffiner le palais de votre tout-petit…
- Hummos
- Baba Ganoush
- Trempette aux poivrons rouges rôtis
- Cornichons
- Calmars
- Mollusques et crustacés
- Légumes sautés et sauce soja ou concentrés de protéines liquides, pour leur goût salé
- Fromage bleu
- Légumes-feuilles verts foncés ou radicchio (chicorée sauvage) (les aliments au goût amer peuvent être fascinants)
- Citrons
- Variété de condiments en trempettes
- Compote de pommes
- Moutardes différentes
- Vinaigrettes
- auces BBQ
Ce hummos, un tantinet sucré, est très bon pour la santé et plaira aux jeunes palais.
Recette par : Theresa Albert, DHN, RNCP (tirée du livre Cook Once a Week, Eat Well Every Day)
Portion : 16
Temps de préparation : 4 minutes
- 1 boîte de pois chiches en conserve --réserver le liquide
- 1 gousse d'ail hachée fin
- 1 cu. à thé d'huile de sésame
- 1/2 tasse de tahini/beurre de sésame
- 1/8 tasse de jus de citron frais
- 1/4 tasse de miel
Surgeler dans de petits contenants, prêts à servir en collation en tout temps. Peut être conservé au congélateur jusqu'à trois semaines ou au réfrigérateur pendant une semaine.












