
30 juillet 2010
Les hauts et les bas de l'allaitement maternel
Je comprends très bien pourquoi certaines femmes décident d'arrêter d'allaiter.
J'ai choisi d'allaiter mon fils et du moins qu'on puisse dire, c'est une expérience assez éprouvante. Je ne saisissais pas très bien, jusqu'à aujourd'hui, ce en quoi consistait vraiment l'allaitement. Je présumais que cela allait être inconfortable au début, mais je n'étais absolument pas préparée à vivre l'expérience des derniers jours.
D'abord, le mot inconfortable est un terme faible. Lorsque j'ai commencé à allaiter à l'hôpital , j'ai ressenti pas mal de douleur. Les infirmières m'ont assuré que Benjamin agrippait correctement le mamelon, mais à chaque boire, je cramponnais les orteils et retenais mes larmes. Au bout de deux jours, comme mes mamelons saignaient et étaient douloureux, j'ai pensé cesser de l'allaiter, mais j'étais tout de même déterminée à continuer. Je ne suis pas du tout contre les formules de lait maternisé, mais je sais que l'allaitement maternel est meilleur puisqu'il renforce le système immunitaire du bébé, lui assure une nutrition optimale et fait économiser de l'argent.
Comme je me suis engagée à allaiter Benjamin pendant les six à douze prochains mois, j'ai décidé de consulter une conseillère en allaitement. (Les hôpitaux offrent ce service ; il suffit de prendre rendez-vous.) Cette conseillère m'a enseigné des techniques pour améliorer l'agrippement du bébé au mamelon et ainsi soulager la douleur, et m'a suggéré d'utiliser une crème de lanoline pure vendue en pharmacie pour favoriser la guérison de mes gerçures. Elle m'a également expliqué que pendant les trois à cinq prochains jours, mes seins allaient produire un liquide, appelé colostrum, qui quoique très bénéfique pour le bébé, sort seulement en petites quantités. Elle m'a dit qu'une fois que les seins produiront du lait, le bébé sera plus rassasié et qu'il ne boira plus autant ni si vigoureusement (ce qui explique les gerçures des mamelons !)
Cette rencontre a eu lieu il y a deux jours et je sens déjà une amélioration. Mes seins produisent maintenant du lait, et même si ce n'est pas de tout repos, je n'étouffe plus mes pleurs. Je vais continuer d'y travailler et me croiser les doigts que tout continuera de s'améliorer !
28 juillet 2010
Bébé rentre à la maison
Après avoir passé 36 heures à l'hôpital, nous sommes finalement rentrés à la maison avec notre bébé.
Dans l'ensemble, mon expérience en termes de travail et d'accouchement a été bonne et les infirmières ont été tout simplement fantastiques, mais j'avais tout de même hâte de rentrer chez moi pour apprendre à mieux connaître mon cher petit garçon dans le confort de notre foyer. J'avais si hâte de créer des liens en famille et de présenter à mon fils Benjamin son nouveau milieu, sans distraction.
Une fois à la maison, mon mari et moi ne cessions d'admirer notre petit ange d'amour. Nous nous sommes littéralement assis sur le sofa pendant les trois premiers jours, nous extasiant devant cette petite merveille que nous avions créée. Des premières contractions jusqu'à mon congé de l'hôpital, nous avons passé littéralement 48 heures sans dormir, mais l'état euphorique qui doit sûrement habité tous les nouveaux parents, a maintenu notre énergie à son maximum. Les moindres gestes et sons de notre fils nous émerveillent actuellement au plus haut point.
Nous avons réussi à dormir un peu au cours des derniers jours, mais il s'agit plutôt de siestes si l'on peut dire. Benjamin dort le jour et est réveillé pratiquement toute la nuit. Il semble ne pas aimer qu'on le dépose dans son berceau installé dans notre chambre. Il semble aussi très affamé, puisqu'il boit aux heures. Les derniers jours à m'habituer à mon nouveau rôle de mère ont été quelque peu éprouvants, mais je suis plus heureuse aujourd'hui que jamais. Je sens maintenant comme jamais auparavant que j'ai un but précis dans la vie et, croyez-moi, c'est un sentiment merveilleux.
26 juillet 2010
Il est enfin arrivé !
J'écris à partir de mon portable pendant que mon fils dort à mes côtés.
Après une longue journée de contractions, j'ai donné naissance à un magnifique garçon le 22 juillet, vers 1 heure du matin, soit à la date exacte que mon médecin avait prévue. Comme seulement cinq pourcent des bébés, surtout les premiers-nés, naissent à la date prévue de l'accouchement, il s'agit pour moi d'un événement très spécial.
Mon fils n'est pas ce qu'on peut appeler un petit bébé puisqu'il pesait neuf livres et quatre onces à la naissance (un peu plus de 4,25 kilos). Mais ce fut tout de même un accouchement facile : sept heures de grosses contractions et 15 minutes de poussées ! J'ai finalement demandé une épidurale contre la douleur et j'en suis fort heureuse. Jusqu'à ce que je l'obtienne, les contractions étaient assez vives. Par la suite, je sentais la pression des contractions, mais non la douleur qui leur est rattachée. Je n'aurais rien changé à mon accouchement qui, dans mon cas, a été plutôt facile dans l'ensemble.
Mon mari et moi ne pouvons nous empêcher d'admirer continuellement notre fils. Nous entreprenons une nouvelle et merveilleuse étape de notre vie. J'arrive encore à peine à croire qu'il est finalement là ! Il est si précieux à nos yeux et je suis complètement renversée à l'idée d'être maintenant officiellement une mère. Aucun sentiment ne peut réellement décrire comment je me sens sinon que je suis habitée en permanence d'une joie extrême.
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