
12 mars 2010
Ma vie va bientôt être bouleversée, et je sens déjà les changements !
J'ai assisté à un spectacle d'une amie samedi soir. Je me suis bien amusée, mais je me suis aussi sentie un peu étrange.
Peut-être parce que je portais des jeans de maternité (qui ne cessait de descendre !) et que toutes les autres femmes portaient de jolies robes et des talons hauts. Ou peut-être parce que j'ai pris une boisson gazeuse alors que tous dégustaient des martinis. Ou peut-être à cause de toutes les mains curieuses qui caressaient sans cesse mon ventre toute la soirée (ça ne me dérange absolument pas !). Oui, je me suis sentie un peu étrange parce que je n'étais pas tout à fait moi-même.
Je n'avais jamais pensé à l'énorme transition que représentait avoir un enfant. Ce n'est pas comme quand nous nous sommes mariés ; nous avons alors simplement officialisé notre union. Maintenant que je vais avoir un bébé, je change non seulement la dynamique de mon couple, mais aussi celle de ma vie quotidienne. Il est vrai que je peux sortir avec mes amies pendant ma grossesse, mais pas comme avant. Et quand j'aurai accouché, il faudra un certain temps avant que je sois prête ou capable de sortir seule.
Je sais que ma vie va bientôt changer, mais quand je suis avec des amies enceintes ou qui ont accouché, je me rends compte à quel point ma vie va changer ! Cependant, même si je ne peux plus rester éveillée après minuit le samedi soir ou ne pourrai plus accepter spontanément une sortie au restaurant ou au cinéma quand j'aurai accouché, j'ai très hâte d'entreprendre ma nouvelle vie.
Oui, je vais être maman et j'assumerai toutes les responsabilités qui accompagnent ce titre. Je suis évidemment nerveuse, voire même terrifiée (j'avoue souffrir de crises de panique à l'occasion !), mais je dois me rappeler que je serai encore la même personne. Je continuerai de m'amuser et d'aimer les mêmes choses qu'avant, mais un peu différemment. Je vais être maman ! La maman d'un petit être humain spécial qui m'aidera à voir le monde à travers ses yeux et qui me divertira de façons nouvelles et différentes.
10 mars 2010
Je n'aime pas tellement les surprises...pourquoi en serait-il différent maintenant ?
J'ai toujours voulu savoir le sexe de mon bébé. Comme je planifie tout sans arrêt, ne pas connaître d'avance le sexe me causerait du stress inutile. En sachant d'avance si j'aurai une fille ou un garçon, je peux décorer la chambre du bébé en conséquence, choisir la couleur de la poussette et du berceau (blanc ou en bois foncé) et m'adresser à lui ou à elle avant son arrivée (« Comment va mon petit bonhomme ? » ou « Comment va ma petite princesse ? »). Je dois connaître ces choses…il n'y a pas donc de place pour les surprises !
Une autre raison pour laquelle je souhaitais connaître le sexe est que je peux maintenant parler de mon bébé en le nommant par son prénom. Eh oui, nous avons déjà choisi un prénom, mais je ne le dévoilerai pas dans ce blog (désolée !).
Alors que je crois personnellement aux nombreux avantages de connaître d'avance le sexe de son bébé, je me rends compte que d'autres personnes voient d'innombrables avantages à garder la surprise pour le jour de la naissance. Pour les besoins de mon blog, j'ai donc décidé de dresser la liste que voici des avantages des deux décisions.
Garder la surprise
- La tradition du médecin ou de la sage-femme qui annonce aux parents que c'est un garçon ou que c'est une fille, après une longue grossesse et l'accouchement.
- La jouissance anticipée de la surprise. Quelles autres grandes (positives) surprises avons-nous en tant qu'adultes maintenant que la magie du Père Noël et de la Fée des dents est dissipée depuis longtemps ?
- Ne pas être bombardée d’articles seulement roses ou bleus à son shower de bébé.
- Prendre des paris amusants avec sa famille et ses amis, et jouer à des jeux divertissants pour deviner le sexe jusqu'à la toute fin !
- Avoir un gros incitatif pour passer au travers des contractions !
Connaître le sexe de son bébé
- La curiosité est trop grande.
- Il y a assez de surprises durant les contractions, pourquoi en ajouter une de plus ?
- Trouver un prénom avant la naissance de son bébé et ainsi avoir plus de temps pour établir un lien étroit avec son enfant (sans compter qu'on n'a pas à trouver deux prénoms).
- Recevoir des cadeaux pour garçon ou fille au shower de bébé, plutôt que des articles pour les deux sexes.
- Décorer la chambre de bébé selon le sexe de l'enfant à venir.
8 mars 2010
Aujourd'hui, nous avons rencontré une conseillère en génétique
Mon mari et moi avons eu une consultation génétique aujourd'hui (ce rendez-vous a été pris à la suite des résultats positifs de mon test de dépistage par le sérum maternel). Même si aucune anomalie génétique n'a été décelée à l'échographie, cette rencontre me rendait quand même nerveuse. Comme l'annonce du risque accru que mon bébé souffre d'une anomalie du tube neural m'a prise au dépourvu l'autre jour, je me suis donc préparée à avoir d'autres surprises !
Fort heureusement il n'y a pas eu d'autres surprises. En fait, on nous a transmis des renseignements qu'on connaissait déjà, soit qu'à l'échographie, le bébé se développait bien et qu'aucune anomalie n'avait été décelée. On nous a également renseignés sur d'autres tests de diagnostic, comme l'amniocentèse, et nous avons également eu la chance de poser des questions. Nous avions déjà décidé de ne pas passer de tests de diagnostic, car nous jugeons en savoir assez et allons aimer notre fils quoiqu’il arrive.
Même si j'ai personnellement trouvé que cette rencontre était une perte de temps, puisque qu'on nous a fournis des renseignements que nous connaissions déjà, nous avons tout de même appris une chose que nous ignorions.
Lorsque la conseillère a découvert que je suis moitié canadienne française (du côté de mon père, alors que ma mère est née en Australie), elle nous a renseignés au sujet d'une une maladie génétique possible appelée maladie de Tay-Sachs. Apparemment, quoique dans de rares cas, cette maladie touche les descendances des Canadiens français, des Européens de l'Est et des Juifs Ashkénazes. À la naissance, les bébés atteints de la maladie de Tay-Sachs semblent 'normaux', mais deviennent rapidement malades et meurent éventuellement vers l'âge de deux ans. Comme je l'ai mentionné, cette maladie est très rare, et les deux parents doivent en être porteurs. On nous a proposé à mon mari et à moi de passer un test sanguin pour savoir si nous étions porteurs de la maladie, mais nous avons décliné l'offre. D'abord mon mari n'a aucune origine canadienne française, européenne ou juive, et puis j'en ai assez de l'attente de résultats et des inquiétudes. Tout ce que je veux faire maintenant, c'est de relaxer et d'attendre l'arrivée de mon bébé !
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