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CMR » Grossesse » Diabète gestationnel

Grossesse


Diabète gestationnel


Michael R. Virro, MD, FRCSC.

Le 12 janvier 2006

Le diabète gestationnel, aussi appelé diabète de grossesse, est l'un des troubles liés à la grossesse les plus courants qui touche environ 7 à 15 % des femmes enceintes. Il s'agit de tout niveau d'intolérance au glucose diagnostiqué pour la première fois pendant la grossesse.

 

DIAGNOSTIC : Durant la première visite prénatale, une évaluation du risque potentiel de diabète gestationnel doit être menée. Les femmes souffrant d'obésité ou ayant des antécédents personnels ou familiaux de diabète doivent être considérées comme des personnes à haut risque. Inversement, les femmes enceintes âgées de moins de 25 ans, dont le poids était normal avant la grossesse et sans antécédent familial de diabète sont considérées comme des personnes à faible risque. Plusieurs spécialistes soutiennent que toutes les patientes enceintes devraient passer un test de dépistage du diabète de grossesse. Si un tel dépistage est impossible, les caractéristiques évoquant le diabète chez la femme enceinte devraient alors faire l'objet d'une évaluation clinique. Entre les 24e  et 28e semaines de gestation, toutes les patientes à risque normal de notre clinique subissent aux fins de dépistage du diabète le test d'hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO) 1 heure à 50 g. La femme enceinte subit un test sanguin une heure après avoir bu une boisson sucrée (50 g de glucose). Une lecture de glycémie de >7,8 mmol/L suivant une ingestion de 50 gde glucose indique la prévalence d'un diabète gestationnel et identifiera environ 80 % des patientes qui éventuellement développeront un diabète de grossesse. Si les résultats du test d'une heure sont anormaux, la patiente est enjointe de passer un test HPGO à 100 g. Pour ce test, un échantillon sanguin est prélevé le matin chez la patiente qui est à jeun depuis la veille en vue d'évaluer sa glycémie à jeun. Puis, elle ingère 100 g de glucose, et sa glycémie est mesurée 1 heure, 2 heures et 3 heures suivant cette ingestion. La constatation de deux valeurs glycémiques anormalement élevées permet d'établir la prévalence d'un diabète gestationnel. Un diagnostic de diabète gestationnel peut être posé dans le cas d'une mesure de la glycémie à jeun de > 7,0 mmol/L ou d'une mesure de la glycémie aléatoire de > 11,1 mmol/L.

 

CONSÉQUENCES : Le non-traitement des taux de glucose élevés dans le sang peut entraîner des complications obstétriques et à l'accouchement. Une glycémie élevée non traitée peut aussi accroître l'incidence de détresse fœtale durant le travail et quelque peu l'incidence de mortinaissance pendant le troisième trimestre de grossesse. Lorsque la teneur de glucose dans le sang augmente, les femmes courent plus de risque de développer des troubles d'hypertension, sans compter que l’incidence de macrosomie fœtale, c'est-à-dire d'avoir un nouveau-né de poids de naissance élevé, est plus grande. Lorsque le bébé à naître est plus gros, l'utilisation de ventouses obstétricales ou de forceps, ou encore la pratique d'une césarienne peut être nécessaire pour faciliter l'accouchement. L'incidence que les nouveau-nés de mères diabétiques aient à faire un séjour à l'unité de soins périnatals est plus élevée en raison de problèmes d'hypoglycémie (diminution du taux de glucose dans le sang), de jaunisse et d'hypocalcémie (réduction du taux de calcium dans le sang).

 

TRAITEMENT : Le traitement efficace du diabète gestationnel inclut habituellement la consultation en diététique et l'exercice régulier. Les besoins nutritionnels de la patiente sont alors personnalisés en fonction de son poids et de sa glycémie. Il peut être nécessaire de réduire l'apport calorique des femmes obèses de manière significative. Il a été démontré que la réduction des taux glucidiques de 35 à  40 % de l'apport global en calories réduit les taux de glucose dans le sang de la mère et améliore les pronostics fœto-maternels. Dans le cas des patientes pour qui le traitement traditionnel reposant sur le régime alimentaire et l'exercice ne donne pas les résultats escomptés, l'insuline est le médicament privilégié pour réduire la teneur en glucose sanguin de la mère et la morbidité intra-utérine qui en résulte. Le dosage et l'administration de l'insuline sont essentiellement tributaires de la glycémie de la mère concurremment avec l'évaluation des caractéristiques de croissance décelés chez le fœtus.

 

CONTRÔLE OBSTÉTRIQUE : Dans le cas de diabète gestationnel, à compter du troisième trimestre de grossesse, à part la mesure des taux de glucose sanguin, la pression artérielle et la présence de protéines dans l'urine de la mère doivent faire l'objet d'une surveillance étroite aux fins de dépistage de troubles d'hypertension. Des examens hebdomadaires de réactivité fœtale et des échographies en série, y compris la détermination du profil biophysique, peuvent être effectués pour observer l'état de santé du bébé, dont son développement, la quantité de liquide amniotique, les mouvements et le tonus fœtaux. 

 

En règle générale, le travail des femmes souffrant de diabète gestationnel est habituellement provoqué avant la 40e semaine de gestation lorsqu'il ne s'est pas déclenché spontanément. Le déclenchement artificiel du travail dépend du nombre d'enfants/ de grossesses que la mère a eus et de l'état du col utérin. L'administration de gel de prostaglandine et d'oxytocine aux fins de déclenchement artificiel du travail n'est pas contre-indiquée chez les femmes souffrant de diabète gestationnel.

 

APRÈS LA NAISSANCE : La glycémie reviendra habituellement à la normale après l'accouchement.  En présumant que le taux de glucose sanguin est normal six semaines suivant l'accouchement, les mesures de la glycémie doivent être prises au moins aux trois ans. Les femmes affichant une glycémie anormale six semaines après leur accouchement doivent faire mesurer leur taux de glycémie annuellement. Toutes les patientes ayant reçu un diagnostic de diabète gestationnel doivent être informées des changements de vie à apporter pour maintenir un poids corporel idéal par l'adoption d'un régime alimentaire et d'un programme d'exercice. Elles doivent également savoir qu'elles doivent conserver un taux de glycémie idéal avant de devenir de nouveau enceintes.  Un contrôle optimal du glucose sanguin avant et pendant la grossesse réduira considérablement les complications obstétriques et périnatales.

 

Les femmes aux prises avec le diabète gestationnel courent un risque plus important de développer un diabète au cours de leur existence. Pour les enfants nés de mères diabétiques, les risques d'obésité, d'intolérance au glucose et de diabète à la fin de l'adolescence ou au début de l'âge adulte sont accrus. Les femmes chez qui l'on a diagnostiqué un diabète gestationnel peuvent quand même utiliser des contraceptifs oraux après l'accouchement pourvu qu'il n'y ait pas d'autres contre-indications médicales aux anovulants.

 

© 2006 Cells for Life www.cellsforlife.com



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